Sablier sans retenue
Insensible aux blessures
Que rien ne rassure
Qui s'ouvrent au souvenir
de cette plage-satyre
Où la mer en un furieux ressac
Ne cesse d'effacer au bord de l'eau
La trace de nos empreintes
et notre ivresse défunte
Nous venions à cette grève déserte
à la tombée du jour
Comme à un confessionnal d'amour
Jurer de solennelles promesses
qui enflammaient le soir
Mais le sable n'a pas de mémoire
Il s'effrite sous tes pas
Comme s'effritent tes promesses...
®Provençal13
